Histoire de l’Eglise à St Omer

Naissance d’une Eglise…

En octobre 1943, en pleine seconde guerre mondiale, alors que la Coupole toute proche qui abrite la construction des terribles V1 et V2, est sur le point de connaître un déferlement de bombes à partir du 11 mars 1944, un gardien de prison découvre à Saint-Omer la paix véritable en Jésus !
Jules Depiere se rend ce soir là dans la bibliothèque de la prison de Saint-Omer où il est en service et choisit rapidement un livre… Quelle surprise quand revenu dans son bureau, il constate qu’il s’agit d’une bible ! Il se met alors à la lire et petit à petit réalise le don de Dieu : le pardon et le salut par grâce, gratuit, par la foi en Jésus Christ !

Très vite, il s’empresse d’en parler autour de lui : à sa famille, à ses proches voisins, à ses amis et aussi à une vieille famille protestante installée depuis longtemps dans la ville, mais qui n’avait pas de pasteur.

Des rencontres régulières sont décidées afin de lire la bible ensemble et aussi de chanter, car une dame avait chez elle un vieux cantique provenant de ses parents. Elle possédait aussi un vieil harmonium qui, bien qu’usagé, fut très utile pour chanter et louer Dieu ! Une quinzaine de personnes se réunissait ainsi à l’époque ; pour se rencontrer, il leur fallait passer sous le pont de la gare qui était souvent la cible des avions alliés, les alertes étaient fréquentes…

Le pasteur Jules Depiere (qui fut le fondateur de l’Eglise en 1943 et son pasteur jusqu’en 1991) nous a laissé quelques écrits de cette époque particulièrement mouvementée…

Mr Mme DEPIERE

Mr et Mme DEPIERE

« Le couvre-feu était fixé à 21 heures et un soir, nous étant attardés chez nos amis en ville, nous fûmes arrêtés par une patrouille allemande qui se trouvait sur le pont de la gare et dont les intentions ne laissaient aucun doute sur ce qu’elle nous réservait ! Mais Dieu intervint. Deux de nos frères travaillant au chemin de fer, sortirent leurs brassards et les brandissant, ils s’écrièrent « bahnoff ! » ce qui est la traduction d’«employé de gare ». Alors les fusils s’abaissèrent et nous pûmes passer. Dieu soit loué ! Mais nous avions eu chaud ! La guerre terminée, nous rendîmes grâces à Dieu pour sa protection car il n’y eut aucune victime parmi nous.
Nous nous sommes mis à la recherche d’un local, ce qui n’était guère facile, car il y avait beaucoup de ruines dans notre ville…

Enfin, le Seigneur nous en fit découvrir un. C’était un vieil immeuble que l’on acheta et que nous dûmes abattre par la suite, car devenu trop étroit pour l’Eglise, qui par la grâce du Seigneur s’agrandissait rapidement. Avec un de nos frères, Marcel Dalvai, entrepreneur de bâtiments, nous pûmes sous sa direction, construire de nos propres mains la salle de réunions située au 19 Quai du Haut-Pont à Saint-Omer. »

L’inauguration du lieu de culte actuel eut lieu en 1973, soit 30 ans après les débuts de l’Eglise. Monsieur et Madame Depiere ont quitté cette terre il y a quelques années. Nous croyons qu’ils expérimentent dorénavant cette déclaration du livre de l’apocalypse ch. 14 verset 13 :

« Heureux dès à présent les morts qui meurent dans le Seigneur !
Oui, dit l’Esprit, afin qu’ils se reposent de leurs travaux,
car leurs oeuvres les suivent. »

Le Haut Pont

LE « HAUT PONT » A SAINT-OMER

« Ce que nous retenons de notre séjour à Saint-Omer, de 1991 à 1994,


c’est le dynamisme de l’Eglise qui s’est engagée en peu de temps dans différents chantiers : Mise en place le dimanche d’une garderie dans l’appartement de Mr et Mme Dewageneire, acquisition de la maison de direction des fonderies de la ville, à proximité de la salle de culte du Haut Pont, avec les travaux nécessaires pour l’aménagement de salles d’enfants, de jeunesse, un logement pastoral, et des salles en sous sol permettant la mise en place de la banque alimentaire (Association Bethléem). La somme des travaux fut considérable, mais les bonnes volontés n’ont pas manquées sous la conduite de notre frère Jacques Barras qui entrait en retraite… Une retraite bien active ! Et tout cela sous le regard vigilant d’un excellent trésorier, Philippe Devulder.

Ces trois années passèrent très vite au rythme des travaux, des temps d’évangélisation, des réunions dans les maisons, d’une journée chaque année appelée « portes ouvertes » sur le thème de la mission, le centre aéré aux glacis pendant l’été… Je ne veux pas oublier de mentionner les bonnes relations avec la municipalité. Il y aurait tant de choses à dire !

Le temps a passé, les souvenirs sont restés et sont bien présents dans notre cœur. Nous en sommes reconnaissants au Seigneur, ainsi qu’à tous ceux et celles avec lesquels nous avons partagé ce court séjour. »

François et Mireille Quoniam

Mr Mme QUONIAM

Mr et Mme QUONIAM

« En Septembre 1994, nous arrivions avec nos enfants dans l’Eglise


de Saint-Omer… Nous y avons servi le Seigneur avec ce qu’Il nous avait confié jusqu’en août 2011.
Comme le déclare la bible, l’Eglise est comme un champ qu’on laboure, puis qu’on herse, qu’on ensemence pour moissonner à la fin ; et quand le cycle est terminé, il faut de nouveau labourer, semer et moissonner, sachant que c’est Dieu qui fait croitre. L’Ecriture nous dit aussi que le laboureur qui peine doit être le premier à recueillir le fruit.

Château

Esquisse du « château de la Fonderie »
Dessinée par le pasteur Jean-Noël Duval

Je me réjouis, avec mon successeur Robert Despré, de recueillir le fruit d’une Eglise qui grandit et s’épanouit ! Et que l’on puisse dire, comme cela fut le cas pour l’Eglise des Thessaloniciens, dont le témoignage nous est laissé dans le nouveau testament : Que chacun des membres qui composent l’Eglise soit un modèle pour tous, et que la foi de chacun se fasse connaitre en tout lieu ! C’est mon vœu pour les chrétiens de Saint-Omer. Que le Maitre de la moisson vous bénisse richement. »

Jean-Noël et Mireille Duval

Mr Mme DUVAL

Mr et Mme DUVAL

« Depuis le 1er Septembre 2011, nous avons rejoint L’Eglise…

Nous avons été bien accueillis, et c’est un grand privilège d’être, avec l’Eglise de Jésus Christ, participant de l’œuvre de Dieu. Les besoins dans les cœurs sont invisibles et pourtant bien présents ! Qu’il s’agisse des enfants, des ados et des jeunes ou bien d’hommes et de femmes de tous âges, le besoin de vérité et d’une relation vivante avec Dieu sont toujours d’actualité. L’évangile (qui veut dire « Bonne nouvelle ») n’est pas démodé et reste accessible à tous !

Nous sommes conscients que nous continuons l’action dans la lignée d’autres pasteurs qui avec leurs épouses, ont œuvré très activement dans cette belle région audomaroise. Comme le précise la bible : D’autres ont travaillé avant nous et nous sommes entrés dans leur travail… L’Eglise est une belle œuvre, car l’architecte et le constructeur est Dieu lui-même ! »

Robert et Christine Despré

Mr Mme DEPRE

Mr et Mme DESPRE

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